Le taux d’ouverture des e-mails professionnels chute de façon marquée après le jeudi midi. Pourtant, certaines plateformes d’automatisation continuent de recommander le vendredi matin comme créneau optimal pour les envois B2B. Plusieurs études contradictoires alimentent ce flou, entre habitudes des décideurs et algorithmes d’outils de prospection.
Le choix du bon moment pour expédier un e-mail à froid ne repose plus seulement sur des statistiques globales, mais sur des comportements spécifiques, des attentes sectorielles et des ajustements techniques. Les conseils les mieux informés s’appuient désormais sur des données récentes, des retours terrain et des outils spécialisés.
Le vendredi, un jour risqué ou une opportunité pour vos e-mails à froid ?
Le vendredi fait débat dans le petit monde du cold emailing. D’un côté, la semaine touche à sa fin, les priorités changent, les boîtes de réception débordent. Beaucoup de décideurs, surtout dans l’audience B2B, enclenchent le mode automatique. Les destinataires survolent les messages, l’esprit déjà ailleurs, les urgences à régler avant le week-end. Résultat : le risque de finir dans la pile des e-mails non lus grimpe.
Néanmoins, le vendredi matin intrigue. Certains experts de l’envoi de mails froids y voient un créneau intéressant : la concurrence faiblit, les flux de messages ralentissent. Un mail froid bien ciblé, avec une ligne d’objet claire et une offre calibrée, peut attirer l’attention d’un prospect moins sollicité qu’en milieu de semaine. D’autres préfèrent rappeler que les réponses traînent, le samedi effaçant souvent les messages restés sans suite.
Le secteur d’activité, la taille de l’entreprise et le profil des prospects pèsent dans la balance. Certaines campagnes orientées vers une audience B2C enregistrent, contre toute attente, de bons résultats le vendredi après-midi sur des segments précis. En B2B, rien n’est tranché.
Oser l’envoi le vendredi, c’est parfois débusquer des niches, révéler des comportements inattendus. Ce sont les analyses concrètes qui tranchent : observez vos taux d’ouverture et de réponse, puis ajustez. Le meilleur jour pour envoyer des e-mails à froid se décide désormais à partir de vos propres résultats, de la réalité de vos destinataires et des habitudes spécifiques à chaque jour de la semaine.
Ce que révèlent les statistiques sur les taux d’ouverture et de réponse
Les chiffres ont souvent le dernier mot. Sur le terrain du cold emailing, le taux d’ouverture moyen varie selon le jour de la semaine. L’analyse de campagnes menées sur des millions d’envois met en avant le mardi et le jeudi, qui conservent une courte avance, dépassant les 20 %. Le vendredi n’est pas largué, mais il recule légèrement, se maintenant autour de 18 à 19 %.
Le taux de réponse moyen suit une logique voisine. Les envois du début de semaine captent plus de retours : jusqu’à 6 % de réponses en B2B le mardi, contre 4 à 5 % le vendredi. Sur les audiences B2C, l’écart se réduit, l’effet du jour d’envoi devient moins décisif. Les taux de clics (ou taux clics ctr) dépendent plus du contenu que du moment, mais on observe une légère baisse dès le vendredi après-midi.
Voici les tendances principales qui se dégagent des données récentes :
- Taux d’ouverture moyen mardi/jeudi : 20-21 %
- Taux d’ouverture moyen vendredi : 18-19 %
- Taux de réponse moyen mardi : 6 % (B2B)
- Taux de réponse moyen vendredi : 4-5 % (B2B)
La campagne emailing obéit à une logique de volumes et de temporalité. Tout repose sur les tests et l’analyse des écarts. Les statistiques sont formelles : pour obtenir de bons résultats, il faut combiner le bon jour, le bon segment et le bon message. Le vendredi n’est pas à bannir, mais il suppose d’autres réflexes selon vos prospects.
Comment adapter votre stratégie d’envoi à votre audience et à votre secteur
Le succès d’un cold emailing ne tient pas qu’au calendrier. Le secteur d’activité et la typologie des destinataires font toute la différence. Les audiences B2B consultent leurs emails dès le matin, alors que les particuliers privilégient la soirée ou les week-ends.
Chaque secteur a ses rituels. Un décideur dans l’informatique ou la finance sera plus réceptif en début de semaine, quand la charge mentale est la plus disponible. Pour les métiers créatifs ou commerciaux, le jeudi, voire le vendredi, peut fonctionner, car le flux d’e-mails entrants a déjà ralenti.
Il faut aussi penser au fuseau horaire. Un mail envoyé à 9h à Paris n’aura pas le même effet sur un prospect québécois. Programmer ses campagnes emailing en tenant compte des horaires locaux change tout, sous peine de finir dans les limbes de la boîte de réception.
Pour adapter votre approche, gardez en tête ces leviers :
- Analysez les routines de lecture propres à chaque cible.
- Testez différents jours pour chaque segment, et mesurez l’impact.
- Réglez la diffusion selon le fuseau horaire.
C’est en affinant vos segments, en multipliant les tests et en ajustant vos paramètres que la gestion de la relation client prend tout son sens. Ne laissez pas les habitudes guider vos choix : laissez parler les chiffres.
Conseils pratiques et ressources pour améliorer vos campagnes de prospection par e-mail
Pour tirer le meilleur de vos emails froids, chaque détail compte. La ligne objet joue un rôle décisif : courte, personnalisée, directe, elle évite à votre message de rejoindre la case spam ou d’être ignoré. Place à l’humain, pas à la machine. Un appel à l’action limpide, intégré à un texte concis, pique la curiosité sans forcer la main.
Le test A/B reste votre meilleur allié pour affiner l’envoi. Modifiez un paramètre à la fois, heure, jour, ton, ligne objet, puis évaluez les écarts sur le taux d’ouverture et le taux de réponse. Les chiffres parlent. Optez pour un outil d’emailing fiable, capable de mesurer la performance réelle de vos campagnes email froid et de préserver la réputation du domaine.
Voici quelques réflexes à cultiver pour dynamiser chaque campagne :
- Travaillez la personnalisation à tous les niveaux : prénom, fonction, secteur, points de friction identifiés.
- Évitez l’effet robot : la répétition et la banalité tuent la performance des courriers électroniques sollicités.
- Renouvelez régulièrement vos modèles et soyez attentif aux signaux faibles : une baisse du taux de clics ou une vague de désinscriptions signale une perte d’impact.
La prospection par mail froid réclame méthode et doigté. Bien utilisés, les outils d’automatisation, l’attention portée à la personnalisation et des analyses précises transforment chaque envoi en opportunité concrète. Reste maintenant à saisir le bon moment, choisir le bon mot, et surprendre là où on ne vous attend pas.


